Race Result

Témoignages

Cdt C Markus Gygax
Ancien Commandant des Forces aériennes

Que vous vient-il à l’esprit, lorsque vous pensez à la PdG? 

Tout d’abord c’est l’énorme engagement accompli de tous les côtés ! Des organisateurs et de leurs innombrables personnes auxiliaires en allant jusqu’aux participants. Pour moi, ce qui reste inoubliable, c’est le paysage montagneux du Valais – le lever du soleil sur les glaciers ou la vue depuis le sommet sur les vallées – cela est unique, et : que la suisse est belle ! 

Y a-t-il quelque chose de comparable ? 

Oui, je dirais, que le « Ironman » sur Hawaii est sportivement comparable. Mais d’un point de vue du paysage, les alpes forment une coulisse imposante. 

Que vous apporte la PdG personnellement ? 

Avant la PdG le devoir de s’entraîner. Pendant la PdG, la volonté de tenir jusqu’au bout et l’expérience de se surpasser en équipe. Après la PdG, une sensation extraordinaire de l’accompli – et bien sûr le très beau souvenir, que je n’oublierai jamais. 

Est-ce que l’armée / les Forces aériennes en tirent profit ? 

Bien sûr ! La PdG n’est pas un exercice pour les FA. La PdG c’est du „live“. Pour les FA cela représente une des plus grande et intense opération de transport aérien et ceci dans un environnement très exigeant au niveau topographique. 

Comment vous préparez-vous à la PdG ? 

Ma préparation se compose de plusieurs parties : d’abord l’entraînement et la formation de course. Un entraînement cycliste dans un terrain accidenté est un facteur essentiel pour la préparation. Enfin l’entraînement à ski de randonnée très focalisé arrondit ma préparation pour la PdG. 


Benedickt Boehm
Manager Ventes Internationales Dynafit

Vous avez participé à toutes les grandes compétitions internationales de ski alpinisme. Qu’est-ce que la Patrouille des Glaciers a de si particulier ?

Pour moi, sa particularité réside dans l’atmosphère unique de son parcours à travers les plus beaux paysages alpins et dans l’organisation parfaite de la course. Après les efforts déployés et une expérience merveilleuse, lorsque l’on arrive à Verbier, la sensation est incroyable. On ne voit que des visages heureux, rayonnants de la joie d’avoir réussi. 

Depuis 2012, vous êtes partenaire officiel de la PDG. Que signifie pour vous cette collaboration, en tant que Manager de DYNAFIT, mais aussi en tant qu’athlète ?

Lors de ma première participation à la PdG, je rêvais déjà de devenir un jour un partenaire important de cet événement unique. Les structures étaient toutefois difficiles à comprendre, le propriétaire et organisateur de la course étant l’armée suisse. L’armée suisse est très flexible, mais faut se familiariser avec le système et trouver les bons interlocuteurs.

Puis, comme cela peut arriver avec un amour frustré, en 2007 une étape décisive a été franchie. Je faisais partie d’une expédition au Népal, pour atteindre le sommet du Manaslu, à 8 163 mètres ; de la neige jusqu’au cou et l’impression d’atteindre nos limites, lorsque nous avons trouvé refuge auprès de la dernière expédition sur place. Elle était entièrement composée de Suisses avec qui nous sommes devenus amis, en particulier Ueli Schneider. Ueli est officier de l’armée suisse et il est devenu mon contact avec la direction de la PdG, notamment Ivo Burgener, le commandant de la PdG à l'époque. Depuis lors, nous avons de bonnes relations et, après plusieurs discussions, nous avons établi les bases d’une collaboration étroite et durable. 

Comment voyez-vous l’avenir du ski alpinisme en compétition ?

Je pense que ce sont précisément des courses comme la PdG qui contribueront à alimenter la fascination des skieurs pour la compétition. Quatre-vingt-dix pour cent des participants à la PdG sont des skieurs amateurs qui se fixent un objectif et s’y préparent durant deux années. Je peux lire l’enthousiasme sur leur visage. Comme organisateur, il n’est pas facile de trouver un équilibre entre authentique aventure et sécurité absolue. La PdG y parvient, c’est pour cela qu’elle attire professionnels et amateurs.

Comment vous préparez-vous pour la prochaine Patrouille d’avril ?

J’essaie de rester actif. Continuer simplement comme je l’ai fait jusqu’à présent, mais la PdG me motive 
sans doute à me lever encore plus tôt et à m’entraîner jusqu’à la nuit.