Race Result

Témoignages

Introduction

L'édition 2018 de la Patrouille des Glaciers arrive à grands pas. Ces dernières semaines sont très importantes, tant pour les militaires, qui mettent du cœur à l'organisation, que pour les patrouilles qui s'entraînent d'arrache-pied pour être préparées au mieux le jour J. Afin de mieux comprendre l'enjeu de ces dernières semaines d'avant course, nous avons décidé de suivre une patrouille pendant ses entraînements. 

Rencontre avec la patrouille Patch

La Patrouille Patch, qui tient son nom du chien d'une des membres de l'équipe, est une patrouille pleine de jeunesse et 100% féminine. 

La patrouille Patch
Audrey Pralong - Florane Pralong - Stéphanie Lochmatter

Stéphanie Lochmatter

"Je m'appelle Stéphanie Lochmatter, j'ai 24 ans et j'habite à Arbaz. J'ai une formation de bachelor en économie d'entreprise et je travaille actuellement auprès de la Banque Raiffeisen Sion et Région".

Audrey Pralong

"Je m'appelle Audrey, j'ai 20 ans, je suis actuellement en première année à l'université de Fribourg en sciences sociales. J'aime beaucoup la nature, la montagne et le sport à toujours fait partie de ma vie. C'est donc très enthousiaste que je me réjouis de participer à ce super défi qu'est la PDG !"

Florane Pralong

"Je m’appelle Florane et j’ai 22 ans. Ma vie est rythmée par mes études en droit à Fribourg, mais aussi par la musique et le sport. Les montagnes valaisannes m’ayant toujours beaucoup attirée pour leurs paysages et leurs défis, je suis enchantée à l’idée d’affronter l’épreuve qu’est la Patrouille des Glaciers!"

Qu'est-ce qui vous a décidées à vous inscrire à la Patrouille des Glaciers ?

L'envie est née d'un projet de Derib. Nous lui avons prêté nos traits pour sa BD sur la Patrouille des Glaciers. Durant le projet, il y eu beaucoup de plaisanteries sur le fait d'y participer pour de vrai. Puis, étant toutes passionnées de montagne, l'idée a fait son chemin. Notre participation à la patrouille est alors passée de la fiction à la réalité !

Est-ce la première fois que vous faites une telle course ?

Pour Stéphanie oui, tandis qu’Audrey et Florane ont déjà fait une fois la Maya.

Qu'attendez-vous de cette course ?

Du plaisir, mais aussi un dépassement de soi.

Que représente pour vous la Patrouille des Glaciers ?

Ayant grandi en Valais, cette course représente un mythe pour nous. C'est donc un très grand challenge. 

Comment vous entraînez-vous ? 

Nous essayons de faire une sortie en peau de phoque une fois par weekend ensemble. Etant dans des cantons différents la semaine, il nous est difficile de nous entraîner ensemble. Stéphanie essaye quand même de faire une sortie en peau pendant la semaine en plus de ses entraînements de unihockey, tandis qu’Audrey et Florane font du vélo et de la course de leur côté.

Le meilleur souvenir de vos entraînements jusqu'à maintenant ? Une anecdote ?

Peut-être que l’anecdote est notre patrouille en elle-même. Le fait d’être un peu toutes débutantes nous amène à de drôles de situations parfois, comme le fait de perdre ses skis parce que nous avions oublié de les accrocher, ou de se retrouver coincées dans des pentes très raides que nous avions sous-estimées.

Avez-vous vécu un moment de faiblesse soit physique, soit mental ?

Il nous arrive parfois de se demander chacune de notre côté, si c’est vraiment une bonne idée de s’inscrire et si nous allons effectivement y arriver, mais l’envie d’aller jusqu'au bout l’emporte toujours.

A votre avis quelle est la force de votre équipe ? Et une faiblesse ?

La force de notre équipe est sûrement cette envie de nous surpasser et de finir la course, c'est dans ce désir d'arriver au bout que nous puisons notre motivation. Tandis que sa faiblesse est le fait de ne pas pouvoir s’entraîner ensemble la semaine. 

Quelle est pour vous la difficulté de cette course ?

La difficulté de la course en elle-même sera de gérer notre effort sur une si longue durée. La difficulté en général aura été de réussir à bien gérér le temps entre les études ou le travail, les sorties, les loisirs et le sport !

Comment prévoyez-vous ces dernières semaines d'entraînement ?

Alimentation saine et entraînements ensemble le weekend.

Si vous deviez décrire votre patrouille en trois mots ? 

Plaisir, motivation, challenge


ENCORDES - Un film de Frédéric Favre

Un voyage intime dans les motivations profondes de trois skieurs alpinistes engagés dans la course la plus dure des Alpes suisses.

Sortie en salle en Romandie le 8 novembre 2017/ en Suisse Allemande le 16 Novembre 2017

www.encordes.com


Cdt C Markus Gygax
Ancien Commandant des Forces aériennes

Que vous vient-il à l’esprit, lorsque vous pensez à la PDG? 

Tout d’abord c’est l’énorme engagement accompli de tous les côtés ! Des organisateurs et de leurs innombrables personnes auxiliaires en allant jusqu’aux participants. Pour moi, ce qui reste inoubliable, c’est le paysage montagneux du Valais – le lever du soleil sur les glaciers ou la vue depuis le sommet sur les vallées – cela est unique, et : que la suisse est belle ! 

Y a-t-il quelque chose de comparable ? 

Oui, je dirais, que le « Ironman » sur Hawaii est sportivement comparable. Mais d’un point de vue du paysage, les alpes forment une coulisse imposante. 

Que vous apporte la PDG personnellement ? 

Avant la PDG le devoir de s’entraîner. Pendant la PDG, la volonté de tenir jusqu’au bout et l’expérience de se surpasser en équipe. Après la PDG, une sensation extraordinaire de l’accompli – et bien sûr le très beau souvenir, que je n’oublierai jamais. 

Est-ce que l’armée / les Forces aériennes en tirent profit ? 

Bien sûr ! La PDG n’est pas un exercice pour les FA. La PDG c’est du „live“. Pour les FA cela représente une des plus grande et intense opération de transport aérien et ceci dans un environnement très exigeant au niveau topographique. 

Comment vous préparez-vous à la PDG ? 

Ma préparation se compose de plusieurs parties : d’abord l’entraînement et la formation de course. Un entraînement cycliste dans un terrain accidenté est un facteur essentiel pour la préparation. Enfin l’entraînement à ski de randonnée très focalisé arrondit ma préparation pour la PDG. 


Benedickt Boehm
Manager Ventes Internationales Dynafit

Vous avez participé à toutes les grandes compétitions internationales de ski alpinisme. Qu’est-ce que la Patrouille des Glaciers a de si particulier ?

Pour moi, sa particularité réside dans l’atmosphère unique de son parcours à travers les plus beaux paysages alpins et dans l’organisation parfaite de la course. Après les efforts déployés et une expérience merveilleuse, lorsque l’on arrive à Verbier, la sensation est incroyable. On ne voit que des visages heureux, rayonnants de la joie d’avoir réussi. 

Depuis 2012, vous êtes partenaire officiel de la PDG. Que signifie pour vous cette collaboration, en tant que Manager de DYNAFIT, mais aussi en tant qu’athlète ?

Lors de ma première participation à la PdG, je rêvais déjà de devenir un jour un partenaire important de cet événement unique. Les structures étaient toutefois difficiles à comprendre, le propriétaire et organisateur de la course étant l’armée suisse. L’armée suisse est très flexible, mais faut se familiariser avec le système et trouver les bons interlocuteurs.

Puis, comme cela peut arriver avec un amour frustré, en 2007 une étape décisive a été franchie. Je faisais partie d’une expédition au Népal, pour atteindre le sommet du Manaslu, à 8 163 mètres ; de la neige jusqu’au cou et l’impression d’atteindre nos limites, lorsque nous avons trouvé refuge auprès de la dernière expédition sur place. Elle était entièrement composée de Suisses avec qui nous sommes devenus amis, en particulier Ueli Schneider. Ueli est officier de l’armée suisse et il est devenu mon contact avec la direction de la PdG, notamment Ivo Burgener, le commandant de la PdG à l'époque. Depuis lors, nous avons de bonnes relations et, après plusieurs discussions, nous avons établi les bases d’une collaboration étroite et durable. 

Comment voyez-vous l’avenir du ski alpinisme en compétition ?

Je pense que ce sont précisément des courses comme la PdG qui contribueront à alimenter la fascination des skieurs pour la compétition. Quatre-vingt-dix pour cent des participants à la PdG sont des skieurs amateurs qui se fixent un objectif et s’y préparent durant deux années. Je peux lire l’enthousiasme sur leur visage. Comme organisateur, il n’est pas facile de trouver un équilibre entre authentique aventure et sécurité absolue. La PdG y parvient, c’est pour cela qu’elle attire professionnels et amateurs.

Comment vous préparez-vous pour la prochaine Patrouille d’avril ?

J’essaie de rester actif. Continuer simplement comme je l’ai fait jusqu’à présent, mais la PdG me motive 
sans doute à me lever encore plus tôt et à m’entraîner jusqu’à la nuit.